OGM, pesticides, mercure… alimentation: comment manger sans s’empoisonner?

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OGM, pesticides, mercure… alimentation: comment manger sans s’empoisonner?

Viande cancérigène, légumes OGM couverts de pesticides, sucre poison…

Mais qu’est ce qu’une bonne alimentation? Comment y voir plus clair parmi toutes ces informations?

Après avoir lu un tas de livres concernant la nutrition, j’en suis moi même à un point où parfois je suis confuse…

Essayons d’y voir plus clair, étape par étape.

La viande transformée, coupable d’être cancérigène

Depuis quelques années, la nouvelle est tombée: voici un extrait de ce qu’on peut lire sur cancer.be:

« De solides données scientifiques indiquent qu’une consommation excessive de viande rouge, comme le bœuf, le veau, le porc et le mouton (la volaille – poulet et dinde – n’est pas de la viande rouge) et de viande préparée augmente le risque de cancer du côlon.  Le terme « viande préparée » ou charcuterie, fait référence à de la viande qui a été traitée (fumée, salée) ou à laquelle des conservateurs ont été ajoutés, par exemple le jambon, le bacon, le salami, le saucisson, etc. On soupçonne également une influence sur le risque de cancer de l’estomac.

Diverses études suggèrent également l’existence d’un lien entre la consommation excessive de viande rouge et l’augmentation des cancers de l’œsophage, du poumon, du pancréas et de l’endomètre (utérus). De même, la consommation de viandes préparées serait liée à une augmentation du risque de cancer de l’œsophage, du poumon, de l’estomac et de la prostate.

Enfin, les aliments grillés et fumés d’origine animale pourraient favoriser le développement du cancer de l’estomac, même si les données à cet égard sont limitées. »

Outre la mode vegan, les raisons pour lesquelles on choisit de l’être ou pas (maltraitance animale, santé, environnement) , le mode de digestion de la viande rouge endommage le côlon, si elle est consommée trop fréquemment.

De plus, la viande cause une acidité dans l’organisme, qui, si on ne consomme pas assez d’aliments alcalin, crée un déséquilibre acido-basique.

Ce déséquilibre peut être la cause d’affections respiratoires, articulaires (goutte), osseux (ostéoporose), musculaire (inflammations), joue sur le moral, l’énergie et le sommeil.

Attention on parle ici d’une acidité un peu plus complexe que celle du pH sanguin qui lui, s’il baisse même légèrement, peut causer des symptômes de l’ordre de l’urgence. On parle d’un équilibre acido-basique global.

Le problème de la viande industrielle

Les additifs, comme les nitrites  (nitrate de potassium et nitrite de sodium) utilisés pour lutter contre le botulisme par exemple, et pour donner une couleur appétante, sont cancérogènes.

La teneur élevée en sel cause de la rétention d’eau, acidifie l’organisme, fatigue les reins, aggrave l’hypertension. De même que le sucre, souvent ajouté aux préparations salées (!).

D’autres conservateurs ajoutés, par exemple dans les plats préparés et conserves, sont des perturbateurs endocriniens.

Les préparations à base de viande industrielles contiennent souvent des viandes d’animaux élevées à la chaîne, en masse, nourris aux farines de mauvaise qualité et stressés. Que ce soit de la viande rouge, de la charcuterie, ou de la viande blanche, les animaux sont nourris aux hormones, transformés et sur-traités aux antibiotiques pour des raisons d’hygiène (visiblement séparées de la notion de santé).

Ces animaux vivent également dans le stress permanent, ce qui favorise la formation de radicaux libres, engendrant des cancers tumoraux.

Il en est de même avec les poissons d’élevage, gavés d’antibiotiques et nourris de façon industrielle, dans des eaux parfois très polluées. Les poissons sauvages quant à eux peuvent être intoxiqués aux métaux lourds, la mer et l’océan étant très pollués. Les plus gros poissons étant ceux qui en retiennent le plus.

Alors, doit on continuer à manger de la viande? Doit on devenir végétarien?

Avant que les monstres de l’industrie que sont les supermarchés n’existent, que l’alimentation discount des surproductions ne soient accessibles, les populations mangeaient moins de viande. Pourquoi? Eh bien parce que la viande, produite par un fermier ayant un petit élevage, était chère. Le fermier n’avait pas beaucoup de bétail et vivait de son élevage et les prix étaient donc plus élevés.

Si vous trouvez que la viande des producteurs locaux est chère, posez-vous plutôt la question de savoir pourquoi les steack hachés ou les plats de viande des supermarchés le sont beaucoup moins…

Mieux vaut prendre chez le producteur, de temps en temps, des morceaux de viande d’un animal qui a vécu sa vie en plein air, en mangeant des aliments complets et naturel, que de manger à chaque repas quelque chose qui un jour a plus ou moins appartenu à un animal stressé et drogué. Votre santé est en jeu dans ce choix.

Pour le poisson, vous pouvez trouver la liste des poissons issus de pêche durable, afin de consommer de façon écologique. Il n’est par contre pas certifié qu’ils ne contiennent aucuns métaux lourds, mais la consommation sera davantage respectueuse pour vous et pour l’environnement. Cette liste est disponible sur msc.org

 

 

 

 

Quid des oeufs? Plusieurs écoles ou plutôt plusieurs études divergent. Cholestérol, mauvais ou pas? Personnellement, je pense qu’un oeuf de ferme, de poule heureuse, qui n’a pas eu le bec coupé et qui ne vit pas dans l’équivalent d’un studio étudiant parisien ne peut pas faire de mal. Si vous avez des problèmes de cholestérol, mieux vaut ne pas prendre de risque et éviter sa surconsommation en attendant que la science sache vraiment ce qu’il en est. Il en est de même pour le soja, prudence. Le réel problème étant pour moi sa surproduction et ses modifications génétiques, plus que du problèmes des hormones.

 

 

Pour ce qui est de consommer ou non des produits animaux, on trouve des partisans de la consommation de produits animaux (Natascha Campbell et le régime GAPS, l’alimentation Paléo…) et des fervents défenseurs de l’alimentation vegan (je ne vous apprends rien).

Personnellement, je ne me positionnerai pas, n’ayant pas plus d’information que ces médecins. Je peux cependant vous inviter à consommer de la viande saine, comme dit plus haut, en gardant en tête qu’une consommation quotidienne n’est pas naturelle ni indispensable.

Selon moi, il y a des personnes qui se sentiront en meilleure santé sans (en médecine ayurvédique ce seront les personnes Pitta, par exemple, avec beaucoup de feu: rougeur, vaisseaux fragiles, colériques, bilieux…). A vous peut être de tester quelques mois une alimentation équilibrée végétarienne pour en juger.

Les protéines animales et végétales sont différentes, leur coefficient d’absorption protéique n’étant pas le même. Il faut aussi garder en tête que les protéines végétales sont souvent aussi riches en glucides.

Les produits laitiers,  amis pour la vie? Vraiment?

Je suis davantage positionnée sur ce sujet. J’ai vu tellement de rétablissements suite à l’arrêt de leur consommation! Je suis convaincue de leur responsabilité dans beaucoup de pathologies.

Il a été reconnu que les pays consommant le moins de produits laitiers sont ceux dont on relève le moins de cas d’ostéoporose. Le lait, et les produits laitiers contiennent, entre autres, du lactose (sucre) et de la caséine (protéine) qui sont intolérées par de nombreuses personnes.

Les hormones contenues dans le lait sont faites pour faire grandir les veaux, pas les adultes humains. De plus, le lait est souvent produit par des vaches stressées aux pis infectés. Vous buvez en gros, du pus, des hormones, des sucres mal tolérés et de protéines qui provoquent des inflammations.

En médecine chinoise, les produits laitiers sont producteurs d’humidité, produisant des glaires, des inflammations articulaires, tendineuses, migraines, et j’en passe.

Selon Natascha Campbell, les produits laitiers comme le lait cru et le fromage est bon pour les intestins, pour leur teneur en probiotiques notamment. Malheureusement, en pesant le pour et le contre, les facteurs du monde industriels actuel font pencher la balance vers le côté toxique de cette consommation.

Il sera donc plus intéressant pour avoir une flore digestive riche en bonnes bactéries, de consommer du kéfir, des légumes lacto fermentés et une alimentation crue et cuite variée, des champignons tels que le shiitaké et le reishi.

Beaucoup de pathologies inflammatoires et auto-immunes sont soulagées par l’arrêt des produits laitiers.

Si vous vous damnez pour du fromage, libre à vous de consommer ponctuellement du fromage de ferme, en privilégiant le fromage de brebis ou de chèvre plutôt que de vache, mieux tolérés.

 

Fruits et légumes Bio, choix parfait?

 

Encore un choix draconien. Choisir une alimentation bio, plus chère, mais bien meilleure pour la santé…à condition de ne pas tout mélanger.

Pourquoi consommer bio? Les produits biologiques sont censés être bio-logiques: respectueux de l’environnement et de la santé. C’est à dire avec un usage de pesticides moindre (mais pas inexistant) et dans des conditions éthiques et écologiques.

Mais tout ce qui est estampillé bio ne respecte pas forcément tout cela… se gaver de gâteaux bio ne vous rendra pas en meilleure santé, et les produits bio des supermarchés venant d’autres pays (et en plus suremballés, quelle (eco)logique) ont d’autres normes moins regardantes.

De plus, une superproduction bio se rapproche beaucoup qu’une production à grande échelle classique.

Que faire?

Privilégier les circuits courts, rencontrer les producteurs d’une agriculture bio ou raisonnée.Oon trouve des producteurs qui n’ont pas le label bio mais qui utilisent moins de machines, et moins de produits que les grandes marques bio. Vous faites vivre une petite entreprise, vous mangez local et ne déréglez pas votre horloge biologique qui n’est pas faite pour manger des tomates en hiver (du moins ici en france), et vous pouvez même voir là où ont poussé les légumes.

 

Attention toute fois à ne pas foncer les yeux fermés vers le premier producteur local, renseignez vous. Des plateformes telles que la Ruche qui dit oui peut vous aider à mieux comprendre.

Idem pour les fruits. Les pêches hypertoxiques, les pommes asphyxiées aux pesticides, les fraises qui tueraient une abeille rien qu’à l’odeur… cinq fruits et légumes par jour, dites-vous?

Manger local et raisonné peut être source de frustration si vous êtes sensibles aux diktats de la société, aux envie de cocktails de fruits exotiques vus sur les instagrams des stars, et je le comprends. Moi même j’achète parfois des mangues, des ananas, et des bananes, du chocolat, qui ne sont pas de saison ici et qui viennent de très loin. Mais privilégier une logique sans toute fois se priver de tout est possible, il suffit de trouver un bon équilibre.

La bonne alimentation selon mon point de vue

Manger des aliments complets, locaux, de circuit court, ne vous coûtera pas tant d’argent que vous ne le craignez. L’alimentation devient plus simple, plus minimaliste et plus logique.

  • Déjà parce que en adoptant ce mode de vie, on élimine les conneries industrielles bourrées de sucre qui donnent envie d’en manger plus, parce qu’elles droguent le cerveau et donnent un coup de pompe.
  • On consomme moins de produits transformés, on apprend à cuisiner, et les plats préparés maisons coûtent moins cher que les plats préparés. Des produits secs comme les lentilles, les pois chiches, les pois cassés coûtent moins cher en vrac et se déclinent en recettes à volonté, idem pour les légumes entiers.
  • En consommant des aliments complets, riches en fibres, vitamines, nutriments, on mange moins; Les fibres apportent une satiété bien plus rapide qu’un aliment raffiné. Pas de fringales, ces aliments nourrissent, donnent de l’énergie et calent pour longtemps.
  • On perd du poids et on se sent mieux dans le corps et dans la tête. Plus la peine d’acheter des gélules magiques pour maigrir, des thés soi disant détox, qui allègent surtout le porte monnaie.
  • Moins besoin de se venger sur des achats compulsifs et des soirées où l’on claque de l’argent sans réfléchir. Un esprit apaisé est aussi un esprit libre de la surconsommation…
  • On redécouvre le vrai goût des vrais aliments, on se libère du sucre ajouté, et une simple pomme peut devenir un snack très sucré. Le miel, les dattes, les fruits en général sont déjà des plaisirs naturellement sucrés.

Les aliments industriels quels qu’ils soient restent des aliments industriels. Les protéines en poudre, par exemple, que j’ai consommé durant ma pratique de la musculation, étaient des produits transformés et m’ont redonné des envies de sucre. En scrutant davantage la composition, j’ai eu la déception d’y voir un grand nombre d’additifs et sucrants qu’aujourd’hui je ne conseille pas.

 

Pour résumer et pour finir,

Consommer brut, local et de saison, en choisissant des fournisseurs respectueux de l’environnement et de la santé est pour moi la meilleure façon de s’alimenter.

Même si cette consommation fait partie de 3/4 de votre alimentation et que vous continuez ponctuellement de consommer du transformé à l’extérieur. Par là je pense crêpe au nutella, raclette chez des amis etc… si vous ne souffrez pas de pathologie lourde, une consommation ponctuelle vous fera d’autant plus plaisir qu’elle est rare et ne mettra pas en l’air vos efforts.

 

Références littéraires, sources et pour en savoir plus:

  1. Editions thierry souccar : Lait, mensonges et propagande; La meilleure façon de manger
  2. Ecosystème Intestinal et Santé Optimale- Georges Mouton
  3. Le charme discret de l’intestin- Giulia Enders
  4. Le syndrome entéropsychologique- Dr natasha campbell
  5. L’alimentation ou la troisième médecine – Jean Seignalet
  6. La méthode Kousmine- Catherine Kousmine

 

 

 

By | 2018-04-10T23:21:47+00:00 avril 10th, 2018|Nutrition, Uncategorized|2 Comments

2 Comments

  1. Samantha 11 avril 2018 at 10:10 - Reply

    Merci pour cet article complet qui permet d’y voir plis clair !

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