Vous avez sûrement déjà entendu, ou même dit cette phrase. Bien que non exhaustives, je vais vous donner quelques pistes pour comprendre pourquoi ça n’a pas « marché »…

 

A chaque patient son praticien

Eh oui. Il est possible qu’il y ait une incompatibilité entre le patient et le praticien! Comme il y en a dans tous les corps de métier (exemple: un dentiste que vous trouvez génial qui a traumatisé une de vos amies, le temps que vous avez mis à choisir votre médecin traitant, la sage-femme pour votre accouchement, un psy, etc…)

Ce n’est pas ici une question de compétences (même si ça peut l’être mais je n’en parlerai pas dans cet article) mais d’énergie. Quand ça ne passe pas, ça ne passe pas!

 

La part du patient

Raison difficile à évoquer lors d’une thérapie, qu’Hippocrate déjà avait bien prise en compte.

L’implication, l’investissement du patient sont très importants dans son processus de guérison. La médecine holistique qu’elle qu’elle soit travaille sur l’homéostasie, sur le principe d’auto-guérison. Une non implication du patient va se traduire soit par:

  • la non application des conseils donnés. Si votre praticien vous oriente vers des attitudes alimentaires, sportives, de sommeil etc, c’est pour renforcer les effets des séances. Si vous ne suivez aucun des conseils, les séances sont parfois comme un coup d’épée dans l’eau…
  • La part psychologique: le patient se braque ou le patient n’est pas prêt à aller mieux. Cela rejoint un peu le premier point: il est parfois plus facile de continuer à vivre avec ses maux, dans cet espèce de zone de « confort » qui s’est bâtie au fil des années, que de lâcher des mauvaises habitudes, de panser ses blessures et de se prendre en main pour évoluer…
  • Le manque de confiance: nous ne sommes pas des magiciens! Encore une fois, un coup de baguette magique sans implication de votre part, n’existe que dans les contes… Au cours d’une thérapie, il est fort probable qu’il y ait des hauts et des bas, des phases d’amélioration puis des phases d’aggravation et de stagnation. Cela peut faire partie du processus de guérison, et pour cela il faut faire confiance à son thérapeute… Je vous le dis après chaque séance, les quelques prochains jours peuvent être un peu éprouvants 😉

 

La cause est ailleurs

 

Le corps humain est très complexe!  La cause de maux peut être multiple, difficile à trouver…C’est pour cela que l’on peut être encadré par plusieurs praticiens (médecin, psy, thérapie manuelle, spécialistes…) complémentaires.

Le patient doit être patient (tiens donc) et chercher avec son thérapeute la cause de ses maux, en adaptant son alimentation, en essayant des traitements, thérapies, techniques…

Parfois les causes sont lointaines, profondes, et l’imbrication nécessite de dénouer petit à petit les tensions, par un travail en plusieurs séances pour éviter de « faire sauter » des compensations installées depuis longtemps et éviter justement la décompensation. C’est le but même d’une thérapie! Patience…

 

 

Credit image: léo normani, hugo bommert, margot barbaux